Du côté de mon papa, les indices étaient maigres. Grâce au livret de famille, je connaissais les noms et prénoms de mes grands-parents mais cela s’arrêtait là. Je ne les ai pas connu et j’apprendrai bientôt pourquoi. La piste semblait bouchée. Quant à ma grand-mère, je savais juste qu’elle était savoyarde, mon père étant né à Bourg-Saint-Maurice.
Pourtant, je ne me laissais pas décourager. En tapant le nom complet de mon grand-père dans un moteur de recherche, je découvrais sa date et son lieu de naissance : il était né le 7 octobre 1914 dans le 2ème arrondissement de Lyon. Je découvris plus tard que l’INSEE répertorie tous les décès depuis 1970 et que ces données, qui contiennent dates et lieux de naissance et décès des personnes est librement consultable via l’outil matchID.
Avec cette information, je retrouvais aisément l’acte de naissance de mon grand-père : Jean Gabriel Frédéric MARCEL. Né le 7 octobre 1914 dans le 2ème arrondissement de Lyon à l’Hôtel Dieu, quartier que j’ai connu lors de mes études. Mon arrière grabd père vivait alors avec sa femme rue Trion, mais la première guerre mondiale l’empêcha de voir naître son fils (« déclaration faite à défaut du père »).

Les mentions marginales ici sont très précieuses. Il apparaît que mon grand-père a été marié deux fois :
- En 1936 avec ma grand-mère Marie Rullier à Séez
- Puis en 1963 à Vétraz-Monthoux en Haute-Savoie.
Il est décédé en 1973, alors que mon père et mois nous trouvions à 7000km de là en Guadeloupe : mon père n’a pas pu rentré car en mission en Guyane à ce moment-là. Je n’ai donc pas connu mon grand-père et mon père n’a pas pu faire son deuil.
Pour ma grand-mère, il a fallu chercher longtemps : d’abord à Séez, lieu de mariage, mais pas de trace. Puis à Bour-Saint-Maurice, sans succès. Enfin, j’ai fini par retrouver sa trace à Versoye, section de Bourg-Saint-Maurice, petit coin perdu dans la montagne. Pas de doute, car en marge de l’acte de naissance apparaissait son mariage avec mon grand-père.
Je dirais que nous avons fait le plus difficile et que le reste de l’arbre n’est qu’une question de patience. Nous allons utiliser d’autres sources de données qui rendront ces personnages plus vivants, car nous attaquons la génération qui a participé à la grande guerre !



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